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“Organic Clothing Not Just for Hippies”
publiait
récemment “The Ledger” version
régionale
du “New York Times”
sur son site web.
(http://www.theledger.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20070210/NEWS/702100375/1178).
Dans le monde, entre 2001 et 2005, les
ventes de coton biologique ont augmenté de 119 %,
passant de 245 millions de $ à 583 millions de $.
D'ici la fin de 2008, on s'attend même à
atteindre les 2 Milliards de $.
Ces infos proviennent de "L'Organic
Exchange", une association non lucrative qui travaille à
promouvoir l'utilisation du coton bio. Aux
Etats-Unis comme en Europe, c'est une nouvelle tendance
de consommation qui s'est mise en place ces dernières
années. Au départ, il s'agissait de pionniers qui se sont fait un nom en fabriquant des gammes
exclusivement en coton bio et/ou équitable (comme Seyes
ou Ideo
en France); mais
aujourd'hui, il faut compter avec de gros acteurs des
secteurs de l'habillement qui proposent du coton
bio. Wal-Mart,
H&M, Levi's , C&A, Victoria's
secret et en France
La
Redoute
via sa marque Somewhere, ainsi
que d'autres acteurs s'y sont engouffrés. Du coup, les prix ont baissé, et les dessins, de
plus en plus « tendances », font que la différence de
prix avec les gammes "non bio" s'amenuise.
Selon les professionnels du secteur, un
consommateur est prêt à accepter un coût supérieur
d’environ 20 % pour un produit certifié biologique.
"The market is
really expanding in large part because a number of very
large retailers are actually going to have a lot of
product available in 2007," disait fin 2006
Rebecca Calahan Klein, la
présidente
de “California-based Organic Exchange”.
Et elle a eu raison, et l’année 2008 devrait voir ce
marché continuer son ascension pour trouver son point
d’équilibre vers 2010.
ZOOM sur
Machuca,
la marque
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En
novembre 2006, après avoir vécu au Chili quelques
années, Isabelle Angleys et Damien Mayoussier,
co-fondateurs de la boutique « La Casa Latina » ont
commencé à travailler sur le projet Machuca. Il
s'agissait de créer une marque de Prêt à porter en
fibres issues de l'agriculture biologique.
L'idée était avant tout de créer des lignes de vêtements
actuels, ayant du sens et une identité de marque forte.
C'est du coté de l'Amérique Latine que se penchent
naturellement les deux créateurs.
Après avoir vainement essayé de monter la filière (du
producteur de coton au confectionneur des vêtements)
dans plusieurs pays comme le Chili et Guatemala, c'est
au Pérou qu'ils trouvent les bons débouchés et font
produire actuellement 70% de leurs collections.
Machuca se base sur un principe d'efficacité, les
modèles sont dessinés dans le but principal de répondre
aux exigences d'un large public. Les vêtements ont des
coupes simples, efficaces et d'excellentes finitions à
un prix abordable, affirmant le souhait de démocratiser
la mode éthique.
C'est en 2008 que
Isabelle Angleys et Damien Mayoussier lancent la marque
au niveau national, après avoir pre testé leur
collections au sein de leur showroom de Toulouse.
Elégance
et
douceur,
ROBUSTESSE
et
désinvolture,
confort,
ethnique
et
urbain,
sérieux
et
allégresse,
authenticité
et
excellence des matières,
liberté
et
voyage
Pour sa collection
printemps/été 2009, Machuca lance deux lignes de
prêt-à-porter qui s’inspirent d’un style pratique et
actuel et qui laissent une grande place à la matière.
La ligne URBAN
Des vêtements urbains, classiques pour le bureau et
décontractés pour le week-end, actuels, pratiques, doux
et résistants.

La ligne UTOPIA
Des vêtements ethniques, d’inspiration d’Amérique Latine,
aux motifs amérindiens, néo hippy chic, qui invitent au
voyage, au rêve et à la relaxation.

En étroite collaboration avec nos
ateliers, nous nous inspirons du modèle du commerce
équitable et des principes de l'éthique, avec deux types
de préoccupations : sociales et environnementales.
1. Dans le domaine environnemental
Notre
mode éthique
associe des stylistes et producteurs qui cherchent à
diminuer l'empreinte écologique de leur production, en
utilisant des matières dites « écologiques »,
biologiques
ou recyclées, et des processus de fabrication
moins consommateurs d'eau, d'énergie et de transports,
toujours afin de réduire l'impact environnemental du
produit, tout au long de son cycle de vie.
Pour assurer
une production transparente pour le consommateur et la
garantie du respect de la charte du commerce équitable pour
les producteurs, la meilleure option reste le recours aux
labels de certification.
C'est pour
cette raison que les producteurs de Machuca possèdent les
certifications suivante :
- La
certification EKO
par SKAL (organisme Européen certifiant que le coton
utilisé est issu d’une culture biologique sans pesticides,
sans insecticides et sans engrais chimiques, plus
d’informations sur www.skal.com)
- La
certification Oeko Tex « Teintures écologiques »
(absence de produits nocifs comme les métaux lourds dans les
teintures)
2. Les aspects sociaux
Au niveau
social, la mode éthique se base sur le respect
des principes du commerce équitable dont un salaire décent,
le respect des droits des travailleurs et l'interdiction du
travail des enfants, le respect des conventions
internationales de l'OIT et l'application d'une charte
minimum de droit social.
Notre
confectionneur au Pérou a eu recours à un Standard Américain
du nom de SA 8000 "Responsabilité Sociétale"
SA 8000
est basée sur la déclaration universelle des droits de
l'homme de l'ONU, sur la Convention internationale des
droits de l'enfant et différentes conventions de
l'Organisation internationale du travail (OIT).
Ce standard couvre les domaines suivants :
- Le travail
des enfants

- Le travail forcé
- L'hygiène et la sécurité
- Les pratiques d'organisation
- La discrimination
- le droit de réunion et de paroles (syndicats)
- Le temps de travail
- La rémunération
- Le système de gestion des ressources humaines
Les employés
de cette PME Péruvienne sont très souvent envoyés en
formation
Un employé qui sort de cette entreprise a beaucoup plus de
connaissances sur les métiers du textile que n'importe quel
autre dans le pays, ce qui leur assure un avenir
professionnel à long terme
Au
niveau environnemental, notre partenaire respecte des normes
strictes en terme de :
- Recyclage et assainissement des eaux usées, avant que
l'eau ne parte en station d'épuration de la ville
- Type de produits chimiques utilisés tout du long de la
chaîne de production
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N'hésitez pas à visiter : |
Le
site de Machuca (présentation des collections, valeurs...)
ZOOM SUR LES
PRINCIPALES AUTRES MARQUES DE MODE ÉTHIQUE :
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Ideo
Lorsque Rachel Liu terminait ses études à HEC en 2000, elle
cherchait comment combiner ses envies d’exercer un travail
qui a du sens et sa formation de gestionnaire. C’est au
Québec qu’elle entend parler du commerce équitable pour la
première fois.
Elle se dit que c’est dans ce vaste secteur qu’elle tracera
son sillon.
Rachel se décide pour le textile et s’associe avec une
styliste animée des mêmes motivations, puis consacre
quelques mois à l’étude de marché.
“ On a travaillé sur un produit simple à réaliser, qui ne
soit pas passé de mode au bout de deux ans et qui soit
écologique ”, explique Rachel. Elles sont tombées d’accord
sur des tee-shirts en coton “ biologique et équitable ”.
Pour dénicher un fabricant, la Plate-forme du commerce
équitable lui a donné quelques conseils, qu’elle a croisés
avec la liste des producteurs référencés “ équitables ” par
l’IFAT et l’EFTA et celle des concessionnaires du label
coton biologique.
Une charte a été rédigée sur la base des critères définis
avec l’entreprise indienne.
Rachel met en garde contre toute idée préconçue : “ Il faut
bien faire attention à ne pas plaquer des idéologies toutes
faites, comme la priorité au travail des femmes, alors que
là-bas il n’est pas valorisant pour elles de travailler, il
est préférable de mieux payer les maris qui redistribueront.
” Aujourd’hui, Ideo compte 140 points de vente en France et
cinq salariés ! Les associées ont choisi de renouveler
l’offre des circuits spécialisés dans les produits “
équitables ” plutôt que de viser les magasins de mode
banalisés. Elles pensent que leur développement sera ainsi
plus pérenne. Car la mode est par nature éphémère !
Misericordia
Les fondateurs de Misericordia ont fait le pari inverse :
surfant sur une diffusion plus large du commerce équitable,
ils sont présents dans les boutiques les plus branchées de
Paris.
Misericordia est né par hasard et comme souvent, d’une
rencontre.
En juin 2001, Mathieu, diplômé d’un DESS d’économie sociale
et Aurelyen, qui a fait les Beaux-Arts, partent en mission
humanitaire au Pérou.
Dans la banlieue pauvre de Lima, ils tombent sur un centre
de formation professionnelle et un orphelinat gérés par des
sœurs franciscaines : Nostra Senora de la Misericordia.
L’uniforme du centre, un survêtement à bandes bleu marine,
bleu clair et blanc, leur apparaît immédiatement comme
l’étendard d’un message qu’ils veulent faire passer en
Occident : le commerce éthique.
Aussitôt, ils créent une association et commencent à
démarcher le segment mode haut-de-gamme en France, se disant
que chaque vêtement vendu aidera le centre.
Leur discours est entendu et les vêtements appréciés : la
papesse de la mode parisienne, Colette, passe commande pour
sa boutique de la rue Saint-Honoré.
Et les jeunes gens pensent déjà aux investissements qu’ils
réaliseront grâce aux bénéfices.
Trois ans plus tard, les uniformes Misericordia sont
implantés dans 65 points de vente de par le monde et
assurent 17 salaires péruviens.
Une école maternelle est sortie de terre grâce à la
redistribution des bénéfices et le centre se modernise peu à
peu.
“ C’est de l’économie solidaire, lance Mathieu, nous ne
sommes pas dans la démarche classique du commerce équitable
qui travaille avec des coopératives ”.
Une charte, calquée sur les principes de la PFCE a été
rédigée, et l’offre déjà renouvelée grâce à une
collaboration avec des stylistes européens.
Une SARL a aussi été créée car “ il était totalement
impossible de discuter avec un banquier sous statut
associatif ”, explique Mathieu. S’ils n’étaient pas débordés
par la gestion de cette petite entreprise, les deux associés
consacreraient volontiers du temps à l’enseignement et au
partage d’expériences.
Veja
Les créateurs de la marque de baskets Veja se sont placés
sur le même créneau : un produit mode, au design vintage
séduisant, qui sera vendu dans les grands magasins et les
nouvelles boutiques éthiques chics.
Francois-Ghislain et Sébastien (HEC et Paris 9-Dauphine)
sont revenus fin 2003 d’un an de voyage d’étude sur le
développement durable (projet Juste planète) avec l’envie de
créér leur propre structure plutot que de rejoindre la
direction “ DD ” d’un grand groupe.
“ Le commerce équitable leur semble le moyen le plus
efficace de répondre au défi du développement durable, à
savoir concilier l’économique, le social, et le respect de
l’environnement ”, explique Francois-Ghislain.
Ils avaient envie de travailler avec le Brésil, et sur un
produit qu’ils affectionnent : la basket, produit-symbole du
capitalisme contemporain à la recherche de coûts de
production toujours plus bas.
La basket est aussi l’occasion de tester le commerce
équitable sur de nouvelles cultures, comme le coton (ils
seront les premiers labellisés “ coton équitable ” en
Amérique latine), le caoutchouc naturel, qui pousse dans la
forêt amazonienne, et un cuir écologique. Depuis août 2004,
leur société enregistre les commandes et a lancé la première
production (5000 paires).
Les deux associés travaillent à rendre leur produit “ 100%
bio et équitable ” : lutte contre la déforestation à travers
la culture du caoutchouc (pour lequel il n’existe pas de
standard FLO), financement de projets éducatifs, sanitaires,
écologiques...
Ils souhaitent aussi s’associer à toute réflexion sur un
label équitable dans le textile.
KIP :
Knowledge is power
“ M. Bhimrao ” comme il veut se faire appeler est un
étudiant de l’ESSEC, que ses nombreux voyages en Inde ont
sensibilisé à la question des “ intouchables ” (dalits).
Il est un porte-parole de la lutte des Intouchables lancée
par le Docteur Ambdekar (1891-1956), sorte de Martin Luther
King indien, et poursuivie par Anthony Raj, à l’origine de
la national campaign on dalit human rights (NCDHR).
“ Ce sont les Indiens qui m’ont demandé comment ils
pouvaient faire tourner l’atelier de confection qu’avait
construit la NCDHR. J’ai testé les vêtements en France, la
réaction a été plutôt bonne et j’ai lancé le processus ”,
avance-t-il.
M. Bhimrao voit dans la marque KIP le moyen
d’internationaliser la lutte des dalits en même temps qu’une
activité génératrice de revenus pour le centre.
Et se situe volontiers dans le commerce engagé plus que dans
le commerce équitable.
Comme Misericordia, il a choisi de s’insérer dans le circuit
de la mode, mais sans viser le haut-de-gamme.
Sa ligne street-wear sophistiquée peut potentiellement
toucher un grand nombre de personnes et diffuser ainsi
largement le message politique.
Le dessin (le tigre du Bengale), l’étiquette “ KIP made by
dalits ”, le design et une explication de la situation
politique des dalits livrée avec chaque produit devraient
permettre de faire de ces vêtements de véritables supports
de campagne.
Les deux associés ont intégré l’incubateur social créé par
la chaire entrepreneuriat social de l’ESSEC.
Seyes
Pullovers
Diplômés eux aussi d’une école de commerce (l’EPSCI, école
post-bac du groupe ESSEC), Stéphane et Hervé n’arrivaient
pas à se résoudre à chercher un travail comme leurs
camarades de promo.
Ils voulaient s’adresser à un public le plus large possible,
étaient séduits par le côté identitaire du vêtement, mais ne
se reconnaissaient pas dans les tissus écrus biologiques...
Qualité, transparence et éthique, voilà les trois vertus
qu’ils voulaient donner à leurs pullovers.
En apprenant tout des étapes de fabrication du textile, ils
ont pensé l’ensemble de la chaîne en termes de développement
durable, de l’égrenage du coton (biologique) au filage, de
la teinture à la confection.
Ils ont trouvé des partenaires spécialement certifiés pour
chaque maillon de cette complexe chaîne.
Et ont décidé de faire fabriquer en France, enfreignant
ainsi le premier principe du commerce équitable : travailler
avec des producteurs marginalisés de pays en développement.
“ Le secteur textile perd 15 000 emplois chaque année en
France, il existe des producteurs défavorisés au Nord aussi
”, fait valoir Stéphane.
Et puis, le contrôle, assuré par leurs soins, sera ainsi
plus simple à effectuer.
Ce souci de tout comprendre, de tout maîtriser, de ne pas
appliquer un schéma pré-établi du commerce équitable, est à
mettre à leur crédit.
En échappant à la norme, ils s’attendent à susciter le
débat... Par souci d’indépendance, ils n’ont pas emprunté et
commencent à vendre par correspondance.
Ils attendent également beaucoup des réunions à domicile où
ils pourront expliquer aux clients tout ce qu’ils ont fait
pour rendre leurs pullovers les plus éthiques possibles
Tudo Bom
?
Jérôme Schatzman, diplômé de l’ESSEC ayant travaillé sept
ans dans l’insertion par l’économique, a profité d’un séjour
de deux ans au Brésil pour explorer le secteur naissant du
commerce équitable dans ce pays où il y a tant à faire.
En l’abordant par la confection textile, il a pu avoir une
approche urbaine et différente du commerce équitable : les
besoins en infrastructures sont moins urgents en ville, mais
le chômage y fait néanmoins des ravages.
A Rio, il se trouve que beaucoup de femmes savent coudre et
que leur apporter du travail permettrait à toute une
famille, voire tout un quartier, de se structurer, se
dit-il.
Et puis il y avait ce slogan “ Tudo Bom ? ” (“ comment ça va
? ”, en Brésilien), manière d’engager la conversation qui
contient toute la joie de vivre des Brésiliens.
Jérôme est rentré du Brésil avec une centaine de prototypes
de tee-shirts imprimés Tudo Bom ? et les retours furent
positifs.
Il a ensuite travaillé avec des coopératives de femmes au
Brésil, étudie encore la faisabilité de tee-shirts en coton
bio et cherche à réduire le nombre d’intermédiaires. Et ce
afin notamment d’arriver à limiter le prix des tee-shirts.
Les ouvrières bénéficient d’un salaire de 30% au-dessus de
la moyenne et surtout d’un système de prévoyance sociale qui
est une forme de prime au développement urbain.
Il cherche des débouchés les plus “ qualitatifs ” possibles
dans un réseau de boutiques spécialisées et idéalement en
vente directe !
Tiré de
Se lancer dans le commerce équitable
lundi 20 juin 2005.
Par
Sophie Caillat
Une pléthore de nouvelles marques se sont laissées séduire
par ce modèle de mode éthique et toutes rivalisent
d'imagination :
Les Fées de Bengale, Poulpiche, Art.23, Monsieur Poulet,
Laspid...
Isabelle
Angleys et Damien Mayoussier
vous accueilleront à la boutique/showroom « La Casa Latina »
du mardi au samedi de 10h00 à 19h00 et le lundi de 14h00
à 19h00
Isabelle
Angleys – Gérante & Responsable Boutique Tél. :
05.62.17.0954 / Port. : 06.09.73.48.92 E-mail :
contact AT machuca.fr
Damien Mayoussier – Responsable Marketing
& Showroom Tél. : 05.62.17.0954 / Port. :
06.22.15.69.40 E-mail : contact AT machuca.fr
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